~ Lindsay Lohan - Confessions Of A Broken Heart ~ Jacques a dit « Cours »Ici Lenny & Billie_____________________________________________________Jacques a dit « Aime »J'ai beau t'aimer, tu parsquand même (8)*._JE T`AiME M0i N0N PLUS___ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

____MAËLYS & DELIA
__WILL`KOMMEN



Un jour. Une nuit. Un instant volé à l'éternité. Mes yeux dans les siens, je me souviens de tout.
Les flashs encombrent notre regard, et s'accordent avec notre maquillage. Nous enchaînons
d'une pose à l'autre, d'un sourire à un autre. Le monde est à nous. On en est roi. Viens alors le
temps des confessions. Coeurs brisés. Cette nuit s'achèvera sur un lendemain différent. Un
nouveau lendemain.




« Voulez-vous entendre notre histoire ? »______



Bravo__- Comment vous est venu l'idée de ce troisième album, Verlassen ?
____________________________{ Verlassen, traduis, veut dire abandon }
Georg__- Nous n'avons jamais raconté cette histoire. Nous n'avons d'ailleurs pas l'habitude de dévoiler notre vie privée. Georg__- Ce n'est pas pour nous, çà. Pourtant, aujourd'hui, il y a des choses que l'on ne peut taire. Cet album parle Georg__- d'abandon, de différence, et de tristesse. Pourtant, il est un message d'espoir. Une invitation à la réussite, et à Georg__- la persévérance. L'histoire de ce troisième album est unique, merveilleuse et à la fois tragique. Si vous Georg__- éteignez votre caméra, et que vous avez un peu de temps, on va pouvoir vous raconter cette histoire. Tout a Georg__- commencé il y a maintenant deux ans, lorsque nous avons pris quelques jours de vacances à New York. C'est Georg__- là que nous avons rencontré deux anges.




Asseyez vous donc, & écouter.
Certaines histoires, les plus horribles soient-elles,
ont un côté merveilleux. La notre embrasse le tragique
et l'unique, le merveilleux & l'horreur.
Ècoutez donc ...



_________________________________________________________________ENFANT DE L'OUBLI
______________________________________________________________________VERGESSENE KINDER

# Posté le samedi 03 novembre 2007 22:54

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 02:55

*Au fond, derrière leurs pantalons trop larges& leurs regards sauvages, nous rêvions de __________________ Un simple matchles serrer dans nos bras. _____________________________________________ « Juillet 2oo7 . Bravo . (718) 123-4567 »*

*Au fond, derrière leurs pantalons trop larges& leurs regards sauvages, nous rêvions de __________________ Un simple matchles serrer dans nos bras. _____________________________________________ « Juillet 2oo7 . Bravo .  (718) 123-4567 »*
______ +Point de Vue de Tom+

Avez-vous déjà vécu un instant que vous savez comme éternel ? Avez-vous déjà vu votre vie changer à la suite d`une rencontre, ou d`un moment qui s`écoule ? On sait qu`il est des instants qui se figent, bravant l`ordre du temps. À l`époque, je m`appelais égoïsme, soutenu par l`identité de Tom Kaulitz. J`étais un cliché même de la rock star. Je couchais, je jouais, je vivais. Orgueilleux, vaniteux & indifférent. J`allais de concert en concert, et de lit en lit. Le succès était devenu un mode de vie, les excès une gourmandise. Je devenais un garçon qu`aujourd`hui je regrette presque. Mon ego était mon défaut, et mon sourire n`avait d`autre but que de séduire ou de convaincre. Petit à petit, je m`enfermais dans une image parfois péjorative du guitariste dragueur, un peu trop enfoui sous l`absurdité de ce monde pailleté. Nous clamions, avec mon groupe, notre distinction des autres. Et pourtant, nous restions dans un même univers. Celui du rythme, des concerts, des hôtels et de l`argent. Nous pensions être uniques, singuliers, chanceux, & nous n`étions que des pions. Des jouets de plus dans les mains du destin. Notre vie nous paressait merveilleuse, mais nous ne savions pas qu`elle était plus que çà. Capricieux et supérieurs, nous avancions à travers la vie avec des yeux ambitieux. Cette même ambition qui nous conduisit à New-York, ville de tous les orgueils. Conquérir le public américain était notre dernier rêve. C`était l`achèvement de notre montée sociale, de notre réussite. Mais nous n`étions que des adolescents, juste un peu plus chanceux que d`autres. Du moins, le pensions-nous.

Jetés dans cette grandeur, nous pouvions enfin sortir et marcher librement. Les rues ne semblaient plus agressives et nos rires pouvaient retentir parmi les murs. Cependant, à trop vouloir, nous avons perdu. Bill et moi avions décidé de sortir, une nuit, pour admirer les feux de New-York. Cependant, de curiosité en curiosité et d`émerveillement en émerveillement, nous avons fini par perdre notre chemin. C`était la deuxième fois que Bill se perdait. La fois précédente, avec Georg, ils s`étaient éloignés jusqu`à un quartier chinois de Chinatown. Notre impuissance nous explosa à la gueule. C`est à ce moment là que notre vie bascula.

. . .

- On est perdu Bill. Je sais que tu as la fierté mal placée, mais accepte au moins qu`on a aucune idée de l`endroit où l`on est.

Je l`entend grogner, et le laisse s`avancer plus rapidement, les mains dans les poches. Il est fatiguant, parfois, alors je décide de laisser passer. Je n`ai pas envie de me prendre la tête avec lui, en pleine nuit, en plein New York. Merde. La différence avec l`Allemagne est stupéfiante. Au moins, dans notre pays, tout est en allemand. Ici, les langues sont tellement mélangées qu`on ignore parfois où l`on est. Bill est devant moi, et semble chercher un quelconque repère. Je n`en vois pas, je ne cherche pas. On devrait appeler un taxi, ce serait largement plus rapide. Mais l`abruti, qui me sert accessoirement de frère jumeau, refuse de payer un taxi pour un petit détour. Détour nous ayant mené en terre inconnue, soit dit en passant. Le quartier devient cliché. Un petit cours d`eau, et un terrain de basket. Des bungalows comme habitation et des bruits de verre cassé. Au fond, je ne me sens pas à ma place ici, un peu comme ci je n`étais pas à mon aise.

- Eh, les filles, vous êtes perdues ?

Je me retourne le premier, Bill imitant mon geste. Sur un banc, on découvre à travers l`obscurité deux jeunes filles. Un sourire malicieux aux lèvres, elles nous observent, assises sur le dos du banc. La première a les cheveux noirs et les yeux maquillés de façon cendrés. Habillée comme dans les ghettos, j`observe ce monde qui m`obsède. On la croirait tirée des clips de Hip Hop. Elle semble à la fois stéréotypée et différente. L`autre semble plus distincte. Les cheveux bruns virant au roux, et le maquillage prononcé, elle semble mener les mots avec une particulière aisance.

- Ouais.

Bill a répondu, optant pour la même malice. Je partage son sourire et m`avance avec lui. Les filles nous apparaissent alors plus distinctement. Elles sont différentes du genre de filles que l`on voit ou fréquente. Elles me rappellent l`univers musical que je préfère. Baggy, et chaussures semblables aux miennes, seuls leurs maillots semblent moulants. Nous nous observons les uns et l`autres. La rouquine porte un piercing identique au mien. Labret décalé, même anneau. L`autre semble davantage extravertie. Posés devant elles, elles nous regardent avec la même intensité que nos regards. On sourit. Elles nous fascinent déjà. La seule lumière de la pleine lune éclaire le terrain de basket. La brune lance le ballon, dans un sourire. Habilement, Bill le récupère. Autres sourires.
La nuit sera longue.


______ +Point de Vue de Delia+

- J`aime bien ton pantalon, chéri. Tu l`as trouvé chez copines.and.cie ?

L`androgyne me fixe. Je le teste. Cette assurance, placée dans mes mots, le fait hausser un sourcil. Cependant il me rend mon sourire, aussi provocateur. En un regard, Maëlys et moi nous nous comprenons. Le test continue. On a l`habitude, ici. On règne sur l`endroit comme des reines. On surplombe ce monde et on le digère. Les gens nous respectent, et le mérite est la priorité. Tout est une question de force. Si tu gagnes, tu restes. Si tu perds, t`es dans la merde. Je lance un regard à Maëlys. Elle acquiesce, et prend ma succession. Se levant, elle s`approche d`eux et tourne autour du dreadé dans un sourire. Du gibier. Nous sommes des vautours. Sûre d`elle, comme dans chacun de ses mouvements, elle se replace à mes côtés, soutenant leurs regards. Je rigole silencieusement et observe leur réaction.

- Un match. Les premiers, arrivés à trente. Cinq points d`écart. Si vous gagnez, on vous montre le chemin.

La voix de Maëlys brusque le silence. Je me joins à elle, me levant à mon tour, sans attendre que l`un des deux ne réplique. Je me place à ses côtés, aussi fière et dominatrice qu`elle. Un sourire, une compréhension. Nous sommes deux, face à deux. L`immensité de la nuit est à nous. Ma malice, l`espièglerie et la domination. Je cherche l`amusement. Ils y répondent. Le calamar croise les bras en me regardant, je fais de même. On se défie du regard.

- Dernière chose. C`est du basket de rue. Ici, tout est permis.

Ma voix leur parvient à nouveau. Je peux sentir le sourire de Maëlys, ce qui agrandit le mien. Les deux autres se regardent. Celui aux cheveux noirs roule les yeux et se retourne vers nous, provocateur. Ils semblent d`accord. Nous ignorons tout d`eux, ou de leur statut. On ne connait rien d`eux, ni même de leur notoriété. Ils sont juste un passe temps, des adversaires. Provocation. Oui, tout est question de provocation. De défi. Dans un monde où le meilleur gagne. Première règle de vie. C`est marche ou crève. Pas le temps de s`attacher.

- Ok.

Une réponse sèche, et Maëlys acquiesce une seconde fois. Il fait noir et notre vision est réduite. Le jeu n`en est que plus intéressant. Nous avons l`habitude. Le garçon nous renvoie le ballon, et je l`attrape. Mes mains le mènent directement dans un panier. Maëlys et moi connaissons notre jeu par coeur, ayant passé de trop nombreuses journées sur ce terrain. Je devine ses gestes comme elle anticipe les miens. Notre force est d`être unies. D`être l`une, comme l`autre. Leur sourire se forge. Le jeu sera amusant. Le ballon revient au dreadé. Il semble y avoir une musique sonore. Tape, dribble et frappe. La force, c`est l`union. Ils sont jumeaux, nous l`ignorions. Le ballon passe, traverse, et file. Le temps s`écoule et les paniers se succèdent. Ils sont bons. Les rires s`enchaînent. On devine une autre complicité. Le dreadé s`amuse à tenter de déstabiliser Maëlys. Il lui prend le ballon, et entraîne son compagnon à l`autre bout. Maëlys courre, lui claque la fesse et reprend le ballon. Pas de règles. Freiheit. Elle lance le ballon, panier. Ma main claque dans la sienne, et on reprend.

______ +Point de Vue de Tom+

Elles sont douées. Le ballon passe successivement de nos mains aux leurs dans un mouvement gracieux. Elles marquent, nous marquons. Très vite, l`égalité nous prend au cou. Pourtant, nous parlons peu. Nous séduisons, nous plaisantons, nous jouons. Tout est dans le regard, dans les gestes. Les paroles sont très souvent inutiles. La nuit nous berce, et le ballon rebondi sur le sol. Je souris, et attrape le ballon. Bill est un peu plus loin, et me regarde. J`acquiesce. Les jambes écartées, légèrement penché, je sais que s`il l`attrape, il marque, et nous gagnons. Mais le regard féroce de la rouquine me fait hésiter. Si elle saute, elle risque de l`attraper. Sauf si je saute plus haut qu`elle. Je souris, lance un regard à Bill, et pars sur la gauche. La jeune américaine est surprise, s`attendant à me voir sauter. Elle rigole et tente de me rattraper, mais peine perdue. Je lance le ballon à Bill, qui marque le panier. Clap de fin, nous avons gagné. Je m`approche de la brunette et saisis la main qu`elle me tend

- Gagné, dis-je en un sourire
- J`avoue. Bravo, c`est rare de nous battre. Vous cherchez quel quartier ?
- Celui des riches (H), lance Bill en s`approchant de nous

Elles ignorent tout de nous. J`ai l`impression de revenir des années en arrière, quand nous étions encore des adolescents normaux, perdus dans l`immensité de l`inconnu. Je nous revois à nos débuts, où nous pouvions encore marcher dans la rue sans un cri, sans un sentiment de danger. Je souris, cette idée me plait. Nous sommes bien, ici, à ne plus être Tokio Hotel, mais juste Bill & Tom. Je regarde Bill, et lui sourit. Je sais qu`il pense comme moi. Cette nuit, ce terrain, l`éternité.

- Je m`appelle Bill, & lui, c`est mon jumeau, Tom
- Jumeaux ? La ressemblance est ... frappante x]

Je rigole. On se ressemble plus que les gens ne peuvent le croire. Je les observe rire. Elles sont vraiment belles. Ca me fait sourire, cette presque innocence. Nous attendons leurs prénoms, et elles se taisent, malicieusement. La rouquine, les yeux rivés au sol dans un sourire, relève peu à peu ses yeux.

- Je m`appelle Delia, et voici Maëlys.

Nous acquiesçons. Jolis prénoms. Une douce consonance, et une mélodie délicatement crée. Je repense à leur oubli. Nos noms leur sont inconnus. Elles ne savent pas qui nous sommes, et nous en sommes satisfaits. Drôle renversement. La simplicité nous étonne, mais nous plait. Nous avons grandis trop vite, pensions-nous. Elles étaient pires. Désillisionées à l`enfance, perdues dans une réalité inadaptée. J`observe Delia sortir un marqueur de la poche de son baggy, dans lequel elle nage presque, et signer le ballon.

« Juillet 2007 . Bravo . (718) 123-4567 »

Je souris et récupère le ballon qu`elle me tend.

- À charge de revanche. Vous n`avez qu`à remonter la longue avenue devant vous, jusqu`au vendeur chinois. Tournez à droite, et remontez la rue. Vous devriez retrouver votre quartier.
- Merci, lança Bill. Pour la partie et pour l`information x]

Elles sourient, et nous tournant le dos, s`éloignent jusqu`au fleuve. Nous observons quelques secondes leurs silhouettes s`éteindre dans la nuit, et remontons alors l`avenue. Silencieux, nous revivons chacun de notre côté le match, toujours avec le ballon comme souvenirs. Ca fait du bien, de ne plus être Tokio Hotel. Ca fait tellement de bien d`être Humain.


________________________________________

Et voilà le premier chapitre <3
Maëlys & Delia sont introduites, et Gus`& Georg sont loin d'être oublié.
Si vous voulez un apperçu des filles, Da`
Si vous pouviez nous donner vos impressions ;p
( Oui, oui, on est deux filles. On est deux meilleures amies & tralalaboum xD )

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 03:20

Modifié le lundi 05 novembre 2007 16:14

*& il avait suffit d'un hasard, & d'un regardElles étaient à nouveau là, malicieuses _______________________La vérité à avalermais trop blessées, sans doute. _____________________________________________________Mais il n`y a qu`un pas.*

*& il avait suffit d'un hasard, & d'un regardElles étaient à nouveau là, malicieuses _______________________La vérité à avalermais trop blessées, sans doute. _____________________________________________________Mais il n`y a qu`un pas.*
______ +Point de Vue de Tom+

Les rues nous émerveillent. Nous ne connaissons pas ce monde, & pourtant, nous y progressons comme des pantins, libres de leurs gestes et avides de nouveautés. Une fois encore, nous marchons librement, sans nous soucier de l`image que nous pouvons donner. L`activité nous semble nouvelle et pourtant, notre notoriété nous a été enlevée dès la montée de l`avion. J`observe, amusé, mon frère prendre des photos complètement absurdes de sujets aussi déplacés qu`incongrus. Si çà l`amuse, tant mieux. Gustav, lui, préfère se cultiver, et si photos il y a, nous prendre en modèle. Pendant ce temps, je plaisante avec Georg et traverse la rue d`un pas assuré. Je lui raconte notre escapade de la veille, et tente de l`instruire sur nos deux éclats. Pourtant, Georg ne semble pas saisir l`importance de mes mots, et se contente d`observer le trottoir inverse.

- Si je te fais chier, lançais-je, tu le dis
- Non, crétin. Tu m`as dis quoi déjà ? Deux filles, allure ghetto, rousse et brune ?

Allure ghetto ? J`hausse un sourcil et acquiesce, exaspéré. Il sourit, et pointe du doigt l`autre trottoir. Je soupire, et tourne mon regard. Le hasard n`existe pas. C`est de nouveau la vie. Elles sont un peu plus loin, assises au sol, au milieu du trottoir. Des cheveux auburn, et une brune, légèrement plus grande. Un éclat de rire et une ignorance de notre présence. Je jette un coup d`½il à Bill, trop occupé à prendre une pancarte en photo. Je n`ai pas envie de le déranger dans son activité ô combien passionnante. De plus, il n`a pas apprécié d`avoir été pris pour un idiot. Ouais. Quand j`ai raconté aux garçons qu`en vérité, le numéro sur le ballon était un faux, Georg a tellement ri qu`il a trébuché en pleine rue. Evidemment, mon jumeau, blessé dans son orgueil, a décidé que ces filles n`en valaient pas la peine. Mais je le connais. Je sais qu`il ne le pense pas. Absurde mensonge. Absurdité déroutante, et de nouveau, la solitude. Ainsi, soupirant, je demande à Georg de m`excuser quelques secondes et je m`approche des deux américaines.

- Bien le bonjour

Il ne fait plus nuit, le terrain est lointain. Je m`attends à un sourire et je reçois un regard noir. J`ignore tout de cette soudaine animosité, et je la feins. Elles me semblent différentes, mais cette fois encore, je préfère l`ignorance. Je les observe, et attend leur venin. Elles semblent sombres, haineuses, et prêtes à la violence. Je souris, et ne dis rien.

- Abruti. T`es dingue d`oser nous approcher.

Le coup au ventre et l`illusion qui s`effondre.

- Pardon ?
- Tu t`approches des mauvaises filles ? T`es bourré de fric, t`as rien à faire avec nous
- Je vois pas le rapport --"

Maëlys se lève et je l`observe. Ce regard est froid, son c½ur est de glace. Le changement me surprend, mais j`apprends à me contrôler. Je soutiens son regard, je connais les règles. La force, la domination. Elle soupire, je ne baisse pas les yeux. J`ai compris le principe. Le fort est roi, je suis roi. J`attends, elle s`égare, et se rassoit. Je surprends une pointe de déception, et de satisfaction. Je viens de franchir un pas. Maëlys lève son visage et me regarde. Dans un mince sourire, elle tente de m`expliquer.

- Ici, c`est la jungle Tom. On n`est pas des filles à fréquenter. Mais çà, tu ne peux pas comprendre. T`as l`air d`être un gars bien, t`es entouré, t`as une belle vie. Nous, on a pas çà. Quand on s`approche de ce quartier, on se fait dégager. Nous sommes les filles à abattre. New York, c`est pas l`Allemagne. La loi du plus fort, tu l`as comprise. Mais c`est plus que çà. Ici, quand t`as pas un certain statut, tu te fais cracher dessus. Nous, on aura beau vomir notre haine, et dégueuler sur la simplicité de l`être humain, on doit rester dans notre merde. Ici, personne te tend les bras. Tu dois te démerder, quite à plonger. Ici, le quotidien représente les clans, et l`argent. D`un côté, t`as les riches. Eux, ils se croient au dessus de tout. Ils trainent d`hôtel en hôtel et de pays en pays. A l`inverse, t`as nous, les pauvres. Plus longue destination, la ville voisine. On crève de faim et de vie, mais on attend. On ignore ce qu`on attend, mais on attend.

La réalité me brûle. « Ils trainent d`hôtel en hôtel et de pays en pays » Se taire, ignorer, feindre la compréhension. Sa haine est palpable et j`aperçois, dans le regard de Delia, une once d`ironie. J`ignore ce qu`elles font là, assises au sol, et j`oublie qui je suis. Dans un sourire, je tends ma main à Delia. Elle sursaute, et m`observe. Je me contente de sourire. Je suis roi. Je me sens moi. Elle la saisit, se lève, et relève Maëlys. Je peux enfin reconnaître ce sourire provocateur perché sur les lèvres de Delia, avant que celle-ci ne m`enlève ma casquette d`un coup sec. S`en suit le petit rire moqueur de Maëlys. Oui, je retrouve à nouveau les deux étoiles qui nous ont éclairés cette fameuse nuit, nous aidant à regagner notre hôtel. Je ramasse ma casquette dans un sourire presque imperceptible, feignant la mauvaise humeur, et nous nous dirigeons vers le reste du groupe.

- Il me semble que nous connaissons cette jolie demoiselle.

Je me retourne en même temps que mon frère. Delia est, effectivement, toujours la même. Bill grommelle quelques mots incompréhensibles, expliquant que non, il n`est pas une jolie demoiselle, et décide de continuer sa séance photos-souvenirs, touché dans son amour propre. Maëlys prend la relève et tourne autour de lui, avant de lui balancer une tape sur les fesses et de se repositionner auprès de la rouquine. Elle non plus, fidèle à celle qu`elle était, n`a pas changé. Le contraste avec la froideur qui fusait de leurs regards il y a quelques minutes est frappant. Et, je dois bien l`avouer, quelque peu déroutant. Je sors de mes pensées sous les regards insistant de la petite assemblée qui m`entoure. Bill lève les yeux au ciel avant de prendre la parole, ne pouvant s`empêcher cependant un sourire.

- Georg, Gustav, on vous présente Maëlys et Delia.
- Grâce à qui nous avons pu rentrer à l`hôtel, rajoutais-je, par la même occasion.

Bill me regarde comme si ce détail était sans importance et je ris silencieusement. Il a décidément un égo surdimensionné, mais il ne peut s`empêcher de sourire. Les contacts commencent et les sujets de conversations sont lancés tout en continuant notre route. Après quelques minutes, nous arrivons dans un parc. Il manque un ballon, et un terrain, mais l`espace d`une seconde, dans le regard de Delia, j`ai cru apercevoir les instants volées de la nuit passée.
Envoûtant.

______ +Point de Vue de Maëlys+

Je souris, attrape la casquette de Tom et me met à courir. Il se détourne de Delia et me poursuit. J`éclate de rire, et il me devance. Lentement, je me penche, pieds écartés au sol et je lui jette un regard malicieux. Attrape, semble dire mon regard. L`instant est magique, et notre complicité me fait sourire. Je le détourne, et m`éloigne. Très vite, je prends possession d`un banc. Je n`ai jamais appris à faire comme les autres, et je m`installe comme la nuit précédente, fesses sur le dos du banc, et pieds sur la plateforme. Les autres me rejoignent, et Tom récupère son bien, dans un souffle.

- Tu as perdu de ta rapidité, Èclair d`argent

Il arque un sourcil et observe Delia, qui éclatant de rire, s`assoit en tailleurs sur le sol. Je m`attendris devant ce spectacle. Dieu, que ce sourire est beau à voir. La calamar semble être de mon avis, et s`assoit à côté de mon amie. Le silence se fait entendre, et seules nos respirations sont distinctes. Pourtant, le gars, présenté comme Georg, commence à reparler.

- Donc, vous faites de la musique ?
- Oui, répondit calmement Delia. Maëlys joue pas mal d`instrument. Elle se démerde à la batterie et pratique la guitare et le piano.
- Et toi ? S`interroge Bill
- Moi ?

Le sourire de Delia semble être rêveur. Ses joues rougissent, et je souris.

- Elle, elle chante.

Le visage de Bill semble changer. D`après ce que l`on a pu entendre sur le chemin, ils sont musiciens. Je suis envieuse de savoir s`ils sont professionnels, mais la question s`isole dans le fond de ma gorge. Mon regard se pose sur Tom. Un simple regard comme discussion. Je me sens bien, avec lui. J`ai l`impression que notre complicité se façonne en simultané des secondes qui passent. Malicieux, et taquins, on se ressemble.
Je questionne le dreadé du regard sur le sourire qui l`occupe.

- Je fais de la guitare, Georg de la basse. Et Gustav de la batterie.
- Haaan, s`exclame Delia. Et Bill ?
- Je chante.

Leur fierté est impressionnante. J`ignore qui ils sont, et ils taisent leur célébrité internationale. Ici, ils ne sont rien, et je ne le sais pas. Je souris. A part le statut social, il nous ressemble. Puis, des cris, et des rires. Au loin, j`aperçois Nyek. Il s`approche, avec sa bande, sous le regard noir de Delia. Nyek est un garçon des banlieues, tout comme nous. Il est sorti avec Delia il y a quelques mois, et fut étonné qu`on puisse le provoquer. Lorsque Delia l`a quitté, il a fallu qu`on se mesure. Nous avons gagné. A la fois le respect de la communauté, et la sûreté de rester en bonne santé. Il ricane, et se pose à côté de nous.

- Vous tombez bas, princesse.
- Dégage pauvre con, siffle Delia.

Sa nouvelle agressivité semble surprendre les quatres allemands, et pourtant, ils ne bougent pas. Nyek crache au sol, et s`éloigne, d`un pas mesuré.

- Raconte, Maëlys.

La voix de Tom s`impose à nous. Je regarde encore quelques instants la silhouette du garçon qui s`éloigne, et me reconcentre sur le guitariste.

- On est arrivée ici comme on arrive dans une vie. On choisit pas, et on est balancé. On a été jeté comme on jette des objets qu`on ne désire pas. Désillusionnée, on crachait notre haine et vomissait notre rage. Mais on s`imposait. C`était la première fois, ici, que des filles tenaient tête aux caïds. On a fait notre nom, et on a forcé le respect. On a changé l`ordre du monde, et on gouverne ici comme des reines. Ici, c`est l`agressivité, et la domination. On vit seule, et on vit mal. Mais on survit. On voit des gens mourir sous nos yeux, tués d`une balle ou pendus chez eux. La moitié de nos amis se sont suicidés, ou se sont faits tués. Et nous, on reste. On se bat, l`une avec l`autre. Sans Delia, j`aurais pas survécu. Mais on échappe au suicide, on échappe aux gens. Ils nous craignent, et rêvent de nous faire du mal. Mais on se défend, on s`impose. Ici, pour bouffer, tu baises. Ne me regarde pas comme çà, Tom, s`il te plait ... Ici, tu baises. Tu gagnes de l`argent, et tu bouffes. Sans çà, t`as rien. Ou tu voles, et tu prends le risque de t`faire enfermer. Car eux, les gens de l`autre monde, ils attendent que çà, nous voir disparaitre. On est d`la merde pour eux, et ils sont d`la merde pour nous. Ils nous répugnent, ces gens riches, et aisés. Pire encore que certaines célébrités, trop égoïstes pour voir le malheur du monde. Alors, quand on baise pas ici, on s`occupe. Delia & moi, on fait du sport. On court, on joue au basket de rue, et on s`éclate. On tente de traverser la vie, main dans la main. Et c`est sur une mélodie qu`on crée qu`on existe. Comme l`impression de n`exister que sur papier. Je joue, elle chante. C`est notre monde, notre seul plaisir. La musique nous délivre, et on vomit notre haine. Chaque jour, un des nôtres meurent, alors chaque jour, on devient de plus en plus froides. On a perdu toute once d`humanité, et de réalité. Le monde nous éc½ure et on le parcourt. On vous choque ? Tant mieux. On aime çà. Notre boulot ? Connasses. On baise et on jouit à la gueule du monde. Personne ne nous comprend, et on se retrouve seule. L`utopie est loin de nous, et notre lucidité nous énerve. On a notre monde. Le votre nous fait chier. On est au dessus.

Je vois que le regard de Delia a changé, et je reprends peu à peu ma respiration. J`ai craché mes mots comme on dégueule des maux qu`on refuse. J`ai choisi l`impudeur, et je nous ai mise à nue. J`ai décidé de ne rien taire, et je ne cache jamais rien. La sincérité est une chose bien trop précieuse, et absente pour qu`elle ne fasse pas partie de moi. Les garçons semblent osciller entre l`admiration, le dégoût et la gêne. Ils sont abasourdis, perdus & ensevelis sous un trop plein de vérité. La nôtre fait mal, mais elle est notre force. Cette vie, on en fait notre puissance.

______ +Point de Vue de Gustav+

Traversée du miroir. Je me sens léger. Prompt à un étourdissement. La vérité nous monte à la tête, comme l`ivresse d`un champagne que nous n`avons pas bu. Notre monde devient chance et notre chance évidence. J`ai l`impression de me haïr comme elles haïssent la simplicité de notre vie. La haine de Maëlys me poignarde et m`achève. Elles détestent notre monde. Je regarde Georg et lui transmet ma gène. J`ai l`impression que c`est dans un rêve lointain qu`apparaissent nos salles de concerts et notre impressionnante notoriété. Je m`imagine l`avoir rêvé et ne plus faire partie de cette distinction qui les fait tant souffrir. La facilité me saute aux yeux et, baissant le regard, j`entends la voix de Georg nous parvenir comme un murmure, trop égaré par la malice du temps. Le début de leur conversation m`a échappée, trop perdu dans mes pensées.

- ... mais je reste sceptique face à certaines de vos pratiques.
- Au fait, ajoute Tom, ça vous dirait de passer à notre hôtel ce soir ?
- Ah oui, répond malicieusement Delia. Et quel est le nom du Love hôtel dans lequel tu veux que je te rejoigne ?
- Four Seasons New-York.

Le piège, trahison, deception. Les battements de c½ur et les sens qui s`affolent. Puis la déchirure. Le cri dans la nuit et le rejet.

- Mais MERDE.

Delia se lève et Maëlys amorce un premier mouvement. Mais le corps fuyant de son amie la laisse début à côté du banc, à la fois anxieuse et étonnement calme. J`observe Delia shooter dans une cannette, aussi abandonnée et seule que son bourreau. Tom se mord la lèvre et tente de se lever mais Maëlys le maintient au sol d`une pression sur l`épaule.

- Non, Tom..

Une supplication et un regard éteins. Maëlys se rassoit et écrase le souvenir de la rouquine. Sa voix, à peine inaudible s`éveille dans une dernière rythmique et nous présente une nouvelle mélodie. Son nom est Vanille.

- Un prénom et une écriture annoncés sur un registre. Un berceau, une famille, un bonheur. Une enfance fragile et innocente commencée en Allemagne et se continuant à New-York. Choyée par des parents aimant, dans un cocon connu d`elle seule. Delia est l`une de ces enfants dont seul le sourire illuminait la vie. Une mère fascinée par la beauté juvénile mais un père trop ambitieux qui les mena au delà de l`océan. L`orgueil et le préjudice qui apparaissent, Delia a pourtant grandi dans un monde façonné pour plaire. Elle vit dans les quartiers les plus populaires et évolue dans un monde luxueux où l`argent est seule réalité. Mais curieuse et effrontée, elle fait exprès de s`égarer dans la noirceur et l`horreur de notre quartier. La princesse s`illusionne et se transporte jusqu`à rencontrer mon regard. Elle a huit ans, j`en avais dix, et porte déjà en elle les marques d`une insolence et d`une prestance acquises. Je lui conseille de partir et de quitter cet endroit. Ici, ce n`est pas pour elle. Elle est trop bien pour nous. Sa silhouette s`éloigne et son sourire me quitte. Mais l`horreur l`attend comme la punition d`avoir marché dans un monde qui n`était pas le sien. Je la rencontrais parfois. Un sourire et puis voilà. Puis le drame. Une voiture roulant un peu trop vite et la disparition de deux parents. L`anéantissement et la soudaine solitude. Delia survit et imagine une punition donnée par Dieu. Et elle s`avance à nous. Lâchée dans l`horreur et la réalité. Je lui demande de partir. D`accepter l`adoption qui s`offre à elle. Mais elle refuse, voulant s`infliger la responsabilité de l`absence. Je me détourne, m`éloigne. Mais elle me suit. « Je ne peux pas t`obliger à rester là-bas, mais si tu veux réellement rester ici, il va falloir que tu apprennes quelques règles de vie. » Et c`est là que tout a commencé. Je lui ai appris ce que je savais ...
Elle s`appelait désormais Delia ...

Elle marque un temps d`arrêt et semble revenir à la réalité. Elle qui parlait, ignorant notre présence, sembla se rendre compte de la douleur de ce souvenir. C`est à ce moment là que je me suis rendu compte que nous étions arrivés dans le monde que Delia avait quitté. C`est à ce moment là que je me suis rendu compte de l`importance qu`elles prenaient. C`est à ce moment là que j`ai compris que Delia ne reviendrait pas ce jour là et qu`il nous faudrait attendre et changer pour la revoir. C`est à ce moment là que je me suis rendu compte du fossé qui nous séparait.
Mais il n`y a qu`un pas.



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Et voilà le second chapitre <3
Bon, on a bossé hier jusqu'à 1h du matin alors on espère que çà va vous plaire xD
Vous voyez donc le lunatisme des filles, et la descente sur terre des mecs x)
Une nouvelle fois, si vous pouviez nous donner vos impressions ;p
( Oui, on est toujours deux filles. On est deux meilleures amies, on va se marier XD & tralalaboum xD )

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 03:18

*Non Tom, je ne monte pas .Tu vois, j`aurais peur d`y_________________________ Das ist nicht der letzte tag. prendre goût. *

*Non Tom, je ne monte pas .Tu vois, j`aurais peur d`y_________________________ Das ist nicht der letzte tag. prendre goût. *
Kind Der Schande. _______

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______ +Point de Vue de Delia+

Je ne sais pas ce que je fais ici. Maëlys se frotte les mains l`une contre l`autre et souffle dessus. Il fait froid, et la nuit est tombée depuis plusieurs heures. Je commence à fatiguer, et je n`ai pas parlé depuis que j`ai dû quitter la chaleur de mon lit. Lili m`a retrouvée ainsi, enroulée dans mes couvertures, et le coeur en miettes. Elle m`a serré, fort, trop fort, et m`a bercé. La rue me parait silencieuse, mais nous avançons à travers la noirceur de la pauvreté. Au loin, la richesse nous éblouie, mais fermant mollement les yeux, nous parvenons à nous hisser jusqu`à ce tapis de couleur. La ville nous apparait comme bruyante, et menteuse, mais Maëlys m`entraîne. Elle m`a toujours entraîné. Enfant, elle m`a tout appris. La vie, et la persévérance. Si je tombais, elle me relevait sans prendre compte de mes égratignures, et elle me jetait à nouveau sur le chemin. Elle me poussait toujours à me battre, à survivre, à croire en un avenir meilleur. J`ai appris à vivre avec elle, et je sais que si elle mourrait, j`en perdrais la vie. Maëlys n`est pas une simple amie. Elle est un tout. Elle me forme et me constitue. Au fond, elle est la seule chose qui me garde en vie. Et cette nuit encore, elle me pousse vers des limites que je ne veux pas franchir.

_________« - Delia, on va y aller ce soir
_________« - Non, je ne préfère pas. Je veux pioncer
_________« - C`était pas une question ! »


_____Four Seasons New-York.

J`observe d`en bas l`immense bâtiment et ravale une envie de m`éloigner. Je m`imagine courir, et m`enfuir, mais la main de Maëlys me serre, tandis qu`elle m`entraîne à l`intérieur. Je soupire, et la laisse faire. Je sais que c`est une mauvaise idée. Ce genre de bâtiment ne m`intimide plus depuis longtemps. De façade, il me rappelle celui où nous allons régulièrement pour chercher à manger, et des éléments de bases. Ce dernier nous écoeure, maintenant. Obligée de dépendre de la société pour ne pas mourir est une idée que nous n`acceptons pas. Sinon la façade, l`intérieur est différent. Or, et brillant, nous faisons tâche parmi la luxure. Maëlys s`avance jusqu`à la réception. Un regard, bonjour, et dégage. Elle se lance pourtant. Pathétiquement vôtre.

- Mesdemoiselles ? Nous demanda un standardiste hautain

Il nous regarde avec dédain, déclinant notre tenue et notre origine. Pauvre con.

- Nous voudrions voir des amis...
- Veuillez sortir s`il vous plait.

Un claquement de langue, et une objection. Il n`a pas pris la peine de s`interesser. L`ordre ne me surprend qu`à peine. Qu`avait cru Maëlys en rentrent ici ? Mais elle ne semble pas s`arrêter là. Elle s`apprêtait presque à insister, et pourtant, elle se dirigea jusqu`à la sortie. Jusqu`à ce que les gardes ne s`amusent à nous dénigrer, comme si nous étions les pires détritus. Au fond, ils n`avaient pas tord. Nous n`aurions pas dû venir ici. Des filles comme nous n`avons pas notre place dans cet immense hall. La vérité nous explose une nouvelle fois à la gueule, mais nous en avons vu tant d`autres. Nous sommes blindées, prêtes aux pires douleurs. Nous n`aurions pas dû venir, non. Nous nous sommes trompées, et Maëlys, affublée de nouvelles illusions sembla perdre son sang froid.

- Mesdemoiselles, je crois que vous vous trompez d`endroit. On n`accepte pas les demeurées ici.
- JTEMMERDE PAUVRE CON ...
- Maëlys ?

La voix de Tom mit fin à la possible bagarre, et Maëlys sembla se radoucir légèrement, à mon plus grand étonnement. Je fus presque jalouse de l`influence du garçon, tandis qu`il nous suivit dehors, sous le regard encore haineux de Maëlys.

- J`ai entendu crier en descendant jusqu`à la réception.
- Tu m`étonnes. Tu vis dans un monde de merde, Tom.

Maëlys s`était installé contre un mur, le visage fermé. Je l`observais de loin, mais mon regard quittait rarement le dreadé. Au fond, malgré nos différences, j`étais presque heureuse d`avoir fait sa connaissance. Je ne connaissais presque rien de lui, mais il m`apparaissait comme un être humain, qui avait feins la distinction des banlieues. Il avait suivi mes propres pas, pénétrant dans un monde qui n`est pas le sien. J`avais trouvé Maëlys en pleine désobéissance. Mais lui, qu`avait-il trouvé ?

- Vous montez ?
- Non Tom, répondit rapidement Maëlys. Tu vois, j`aurais peur d`y prendre goût.

Ironie, et pourtant, Tom sourit. Il ne semble même plus surpris de notre froideur, et s`y habitue. Plus j`y réfléchi, et plus ce monde ne me manque pas. Car si je devais un jour y retourner, j`y perdrais Maëlys. & cette idée m`est insupportable. Je suis en retrait, discrète. J`ai l`horrible impression de ne pas être présente, et d`être inexistante. Maêlys s`approche de Tom, et le saisissant par la taille, dépose un baiser sur le cou du garçon. Séductrice, et provocante, elle murmura très vite à son oreille.

- Adieu, bel inconnu.

Elle s`éloigna alors du garçon, dans un dernier sourire sincère, et m`attrapa la main. « On s`en va » J`acquiesçais juste, prête à quitter cet espoir en sa compagnie, mais l`allemand ne le vit pas ainsi.

- Hey, attendez moi dans le parc. Je vous y rejoins dans quelques minutes ...

Je ne comprends rien. Je me sens perdue, entre un désir insoutenable de faire ce qu`il me dit, & celui de partir en courant. Je prends peur de ce garçon, autant qu`il m`attire. J`entend Maëlys qui s`éloigne, et pivotant, je la rejoins, laissant Tom pénétrer à nouveau dans l`hôtel. Nerveusement, elle donne un coup de pied dans une canette, et enfonce ses mains dans les poches de son jean, trop grand pour elle.

- Ca me soule.
- De quoi ? Demandais-je
- Lui. Pourquoi j`me sens tellement attiré par lui ? Je ne le connais même pas & je pense à lui à chaque seconde. En quelques secondes, tu rencontres la personne qui bouleverse tout. Il est comme un tournant que je n`attendais pas. & là, tout s`enchaîne & la vie court plus vite que moi. Trop vite, putain ...
- Mais Tom a dit qu`il redes...
- Je ne te parle pas de Tom.

Son regard se fixe dans le mien, et nous nous arrêtons. Elle ne parle pas de Tom ? L`évidence s`égare alors que je crois voir des larmes perler au coin de son regard. De qui peut-il s`agir s`il n`est pas question de Tom ? Son visage s`impose, et je comprends. Les dreads deviennent ébènes, et le piercing change de place. Du sourire séducteur on passe au sourire malicieux. De Tom, on passe à Bill, et je souris. Je souris de jalousie, et de rancoeur. Mes battements de coeur s`accèlèrent, et je me sens trahie. Amoureuse, Maëlys ? Cette réalité m`écoeure, et je pivote. Juste assez pour voir Tom arriver, avec ses trois amis. Une guitare en main, il s`avança et nous fit un clin d`oeil, entrant le premier dans le parc. Georg tenait dans ses mains une autre guitare, et une basse. Bill et Gustav s`étaient amusés à descendre des boites cylindriques en métal. Nos rires se mêlèrent aux siens, alors qu`assis dans l`herbe, à l`entrée du parc, les premiers accords se firent. Maëlys ne jouait pas, et observait juste le jeu de Tom, presque supérieure. Juste à ses côtés, Georg était concentré sur son propre instrument, semblant le maîtriser d`une manière impressionante. Et Gustav, sous les rires de Bill, s`amusait avec ses baguettes à faire résonner le métal. Au final, il arrivait à faire d`un rien un tout que nous ne pouvions croire. Maëlys me préoccupa une nouvelle fois. Elle tentait de percevoir le moindre son, qui pourrait la mener plus haut. Lentement, Bill entama les premières notes, et sa voix s`éleva à travers l`air. Moi, paralysée, j`observais cette nouvelle symphonie d`un oeil inquiet. Je sentais la dépendance, et au loin, j`arrivais à percevoir la douleur. Mais Maëlys ne la vit pas, commençant enfin à jouer de son instrument. Trop influencée, sans doute, je repris le refrain avc Bill. Et nous six, ici, dans ce parc, était ce qu`il y avait de plus beau. Je poussais ma voix à l`extrème, en complicité avec l`autre chanteur. Sa main attrapa la mienne, et je la serrai. Je chantais, pour lui, et pour elle. Mon regard croisa celui de Maëlys, complice.

Je me souviens des premiers instants. Maëlys habitait un vieille maison, en bordure de l`autoroute. Dès les premiers jours, sa mère avait changé de petit ami chaque lendemain, et je me sentais presque de trop dans cet univers, hurlant l`alcool et la solitude. Dans sa petite chambre, Maëlys avait crée un autre univers, entre cocon et secret. Dans le coin, une vieille guitare traînait. J`observais l`instrument avec des yeux brillants, sans me rendre compte que c`était là toute la vie de ma nouvelle amie. J`étais jeune, et sortir chaque jour dans la rue pour trouver de l`argent me parut d`abord rude. Mais je prenais sur moi. Je l`avais choisi, non ? Alors Maëlys m`éduqua. Elle m`apprit les bonnes, et les mauvaises personnes. Elle m`apprit le secours populaires, la manche et la prostitution. Elle m`apprit la force, et la supériorité. Et elle m`apprit la vie. Elle comblait mon coeur, et m`offrit la musique. Ses mains sur le bois de l`instrument, elle m`obligeait à l`accompagner. Je chantais. Et je l`écoutais.

« Arrête de penser aux autres. Chante et oublie que tu
n`es pas seule. Fais ressortir ce que tu as au fond des
tripes. La colère dopera ta voix »

Je lui demandais plusieurs fois pourquoi elle ne chantait pas dans la rue. Et ce fut toujours la même réponse. Elle ne voulait salir la seule passion qui lui restait. Peu à peu, nous offrîmes notre rage aux partitions, et nous écrivîmes nos propres chansons. Peu à peu, nous devenions complices, soeurs, et amantes. Il nous arrivait de dormir dans le même lit. Il nous arrivait de rapprocher nos corps. Mais çà n`avait aucune valeur. Nous le faisons avec d`autres garçons, et d`autres mondes. Tout me semblait éphémère, et payant. Je savais que la vie avait un prix. Et cette nuit là, dans ce parc, en avait un aussi. Leurs mains sur leurs instruments, et nos voix en harmonie, je me sentais à la fois épanouie et heureuse. Presqu`autant que lorsque nous nous allongeâmes tous sur le bitume d`un chemin. Les bras croisés, et le regard vers les étoiles, le silence prenait peu à peu forme.

- Vous trouvez pas çà bizarre ? Demanda Gustav, murmurant
- La vie est bizarre, tu sais. Répondis-je. Elle te bouffe et t`oblige à y rester.
- Comment vous faites ?
- On fait pas, enchaîna Maëlys. Ou on fait, mais mal. On n`a pas compris les bonnes règles du jeu. On a crée les notres, mais on s`est trompé. Ou alors, c`est là haut qu`il y a eu un problème. Ils se sont trompés dans les options, et nous ont collé dans la merde.

Georg se redresse légèrement, coude appuyant sur le sol. Son regard sembla briller, mais nous ne relevîmes pas. Pourquoi, et comment. Notre existence, aussi absurde soit-elle, tournait autour de ces questions. Pourquoi sommes-nous ici, et comment avons-nous fais pour survivre ?

- Je suis heureux de vous connaître.
- Merci Georg, ajoutais-je.

Nous aussi, on est heureuse. Mais cette phrase resta en suspens dans ma gorge. Merci, oui.

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______ +Point de Vue de Georg+

- En fait, je crois que je vous admire.
- C`est des conneries de dire çà, répliqua vivement Maëlys. Tu penses nous admirer, mais il n`y a rien de beau dans la prostitution ou la pauvreté. Au fond, c`est vous que les gens admirent, et c`est sur nous qu`ils crachent. Tu vois, il y a bien des choses qu`on a compris depuis un sacré bout de temps

La jeune brune s`était levé, et me fixait à présent. Je distinguais dans son regard, sinon la rancoeur habituelle, une pointe d`exaspération. Comme si elle n`attendait que de partir de ce monde, tout en y restant par fierté. Je comprenais de plus en plus le sourire des jumeaux quand ils étaient rentrés l`autre soir. Je comprenais cet apaisement, et ce sentiment qui semblait leur prendre le coeur.

_________« - Tom, appelle le numéro encore une fois !
_________« - J`te dis qu`elles nous en ont donné un faux
_________« - Quelles connes ! »


Mais pourtant, derrière cette grimaçe, nous avions perçu comme de la malice. Elles étaient l`éclat. Et il était temps de rallumer les étoiles.

- Je n`admire pas ce côté là. J`admire la façon dont vous vous battez.
- Si j`étais à votre place, dis Tom, j`me serais tué depuis longtemps.
- On aurait pu se tuer, enchaîna Delia, mais j`suis pas sûre que là haut, ce soit mieux. Qui te dit qu`il n`y a pas encore une distinction entre vous & nous ? De toute façon, dans la merde ou non, la suicide ne parle pas de tristesse, mais d`égoisme. Si un jour je découvre que Maëlys se tue ...

Elle lui en voudra, mais elle sera partie. Delia ne finit pas sa phrase, mais nous en percevons le sens. Au loin, les derniers enfants rentrent chez eux, et une légère brise se lève. Une sorte de brouillard se met en place, et Maëlys se rallonge sur le sol. Je fais de même, et me perd dans mes songes. Je les admirais, parce qu`elle avait trouvé le moyen de se battre. Persévérante, elles n`avaient pas abandonné à la moindre difficulté. Je les imaginais sur un chemin, les mains et les genoux écorchés, avançant malgré la fatigue et la fin. J`imaginais les gens autour, leur criant des ignominies. Et puis, finalement, je me suis dis qu`elle était plus courageuse que nous. Notre seule difficulté était d`affronter les médias, et les fans. Nous mangions chaque jour, et avions un toit où dormir. Elles, elles se levaient le matin sans savoir ce qu`elles allaient devoir faire pour manger. Et pourtant, dans ce parc, j`ai eu l`impression de ne voir que des amis, s`amusant & jouant au ryhtme des battements de nos coeurs. Mais elles, elles n`oubliaient pas nos origines. Trop enfoncées dans leur douleur, elles en viendraient à nous haïr si elle savez la vérité. Et honnêtement, çà me tue.

- Oh, s`exclama Tom en chuchottant. Elles dorment --"

Je me redressais légèrement, juste assez pour voir qu`en effet, nos deux étoiles s`étaient assoupies. La réalité, et les dures journées. Nous ne savions presque rien d`elles, et nous pensions les comprendre. Prétention. Gustav fut le premier à se lever, et on l`observa, douteux. Il s`agenouilla devant Maëlys et glissa une main agile dans la poche de son jean.

- Tu fais quoi ? Chuchotais-je
- On va pas les laisser pioncer ici, répondit-il alors en tentant de sortir le porte feuille de sa poche
- Elles pourraient monter, proposa Bill
- Et nous tuer après ? VICToiire

Presque hurlant, il avait fini par baisser la voix, le porte feuille en main. L`objet était banal, noir et en faux cuir. Même si sceptique, nous étions curieux. Gustav l`ouvrit habilement. Vide fut la première impression. Il n`y avait pas d`argent, et pas même de réels papiers. Y trônaient seulement quelques photos, et une carte d`identitée un peu déchirée. Un sourire, et le terrain de basket. Jolies, et éblouissantes. Tom s`empara de cette photo d`elle deux, et dans un sourire, la glissa dans sa poche. Nous ne relevâmes pas, et notre regard se porta sur Gustav.

- Vous connaissez Mandson Street ?

Ca me parut légèrement absurde de poser la question, puisque nous n`étions pas d`ici.

- Ca doit être près du terrain de basket de l`autre soir, ajouta Bill dans un regard pour son jumeau. Ce dernier acquiesça d`ailleurs, et il fut le premier à se lever.
___Komm Mit

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______ +Point de Vue de Bill+

Nous marchons depuis maintenant une heure. Tom, galant, a pris Delia dans ses bras, qui instinctivement, et sans se réveiller, avait entouré ses jambes autour de sa taille. Maëlys somnolait dans les bras de Georg, sans même réfléchir à ce qu`il se passait. Èpuisées. Voilà l`idée qui s`étira sur mes lèvres alors qu`on arrivait enfin au terrain de basket. Aussi vide et silencieux que l`autre soir, j`esquissais un sourire, entraînant d`un même pas les autres vers les bungalow environnant. C`était sûrement là, quelque part. Gustav me rappella le numéro 26, en rangeant enfin les papiers dans le porte feuille.
Nous traversions la bout et je pris conscience de ma superficialité. En vérité, et jusqu`à maintenant, seul mon argent et mon apparence comptait. Je chantais par besoin, et par orgueuil. Mon ambition était de feindre les normes et d`en faire mon identitée. Mais ici, dans cette ville, je perdais mes convictions & mes repères. Mes baskets, dans la boue, et mon maquillage coulant par le froid ne m`occupaient pas. Pour une des premières fois, je ne me préoccupais pas de moi. J`avais pourtant un caractère très égoiste.

- Numéro 12

J`acquiesçais à la remarque de Georg, et m`enfonça un peu plus dans la pénombre. 12. 14. 16. 18. Une nouvelle allée, de nouvelles peurs. 20. 22. 24. Et l`horreur. Je m`arrêtai au milieu des rares herbes, observant la fenêtre ouverte, d`où se dégageait une lumière industrielle. À travers les rideaux dégagés, nous pouvions distinguer une femme, blonde, et pulpeuse, dans les bras d`un homme. Un lit, des cris, et des râlements. C`était çà, baiser, alors ? J`imaginais nos amies, dans cette même position, cette même situation, et je retins un haut le coeur. Merde. Comment une mère peut-elle faire çà à son enfant ?
L`horreur m`empare, et je me sens sombrer. Je comprends alors. Et j`en grimaçe. De rage.

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______ +Point de Vue de Maëlys+

____Ich muss durch den monsun

J`entends des cris, et des bruissements d`arbres. Au loin, le bruit de l`eau m`apaise. J`ouvre lentement les yeux, étourdis par l`obscurité. Je ne sais pas où je suis, et je sens qu`un corps, contre le mien, se dégage. Je ne comprends pas. Mon dernier souvenir est un parc, et de la musique. Je repousse la personne et tombe à terre, taille pliée. Relevant mon regard, les cheveux devant les yeux, je jette un regard glacial à Georg. Je n`ai pas besoin de réfléchir, je sais où on est. Devant chez moi, entendant ma mère jouir d`être le vide couille d`un homme important. Je grimaçe, et m`apprête à hurler. Je me sens trahie, violée, mise à nue. Je suis touchée dans ma fierté, et je déteste çà.

- Dégagez ...
- Maëlys, commença Gustav, écoute ...
- M`chante pas la messe. Foutez moi le camp !

J`entends que Delia se bouge légèrement et que Tom la pose tendrement sur le sol. Presqu`attendrie, je la regarde se frotter les yeux, et assiste à sa surprise. Elle devient blanche, et s`éloigne légèrement, horrifiée. Je serre mes poings, et les observent. Ils attendant qu`on se calme, mais pas cette fois. Ils n`avaient pas à venir ici. Delia s`approche de moi, et pose son bras sur le mien. Dans un regard, elle me supplie de ne pas m`énerver, mais je me dégage de son emprise, et récupère mon porte feuille dans un mouvement rageux.

- J`vous interdis d`venir ici, les demeurés. Allez, bougez. J`veux plus vous voir
- Lili, murmure Delia
- Dégage Delia, putain ...

Je la repousse et Tom, dans un mouvement, la récupère.

____Ohne dich, denkst du kann ich nicht. Ohne dich, denkst du kann ich nicht

Je commence à perdre mon sang froid, et tout rapport à la réalité. Delia ne peut pas comprendre. Ce n`est pas sa mère qui baise devant le monde entier, mais la mienne. Ce n`est pas la sienne qui boit à s`en tuer, mais la mienne. Ce n`est pas elle qui vit dans cette merde depuis qu`elle a été jeté au monde comme un vulgaire détritus. À peine nourrie, je devais me battre pour vivre. Et eux, ils s`appropriaient cette horreur que je voulais cacher. Mon regard se perdit dans Delia. Non, ce n`était pas sa mère, car la sienne était morte. Pourquoi voulais-je tant que la mienne meurt ?

- Dégagez, s`il vous plait ...

____Je sais qu`il existe, un chemin pour oublier. Ne soyons pas triste & apprenons à rêver

Je leur tourne le dos, et m`avance à travers le sol boueux jusqu`à ce qui me serre de maison. La porte claque, et je sais qu`à travers la fenêtre, ils ne verront pas ma mère s`arrêter, bien au contraire. Ils me verront traverser la chambre de cette dernière, sans un regard pour la situation présente, et ils me verront m`enfermer dans le fond du bungalow. Ils diront un dernier adieu à Delia, qui se dégagera des bras de Tom dans une dernière excuse, et partiront. Et moi, de mon côté, je ne leur pardonnerais pas.
___Sweet Nightmares.

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______ +Point de Vue de Tom+

Le chemin du retour m`hante. J`ai l`impression d`avoir été tué, brisé dans mes certitudes. Cette vie n`existait pas pour nous, et la voilà présentée à nos regards comme une vulgaire réalité. L`envie de les sauver me prend. Je me retiens d`aller les chercher, et de les emmener de force. Nous réalisons que les instruments étaient restés dans le parc, et nous estimons avoir eu de la chance de les retrouver ici. Je reste choqué, détruis par cette vie. Maëlys & Delia ne méritent pas çà. Et ces regards de haine, mêlés à ceux de rage, et de douleur. Je soupire, et reprend mon instrument. Les souvenirs restent, et au fond de ma poche, je caresse le papier glacé de la photo.
Ce n`est pas fini.
____Das ist nicht der letzte tag.




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Voilà . On s`est faite attendre, mais Alixe est en examen de trimestre & Morgan en Bac Blanc.
Du coup, pour se faire pardonner, on vous a mis le chapitre trois & le quatre en un seul :)
En échange, on attend vos remarques, impressions & critiques.
Danke, & Kussën :)

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 12:28

Modifié le samedi 24 novembre 2007 16:35

On arrive :)

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 14:29